Le compteur qui tourne à l’envers s’arrête fin 2030
La compensation par plage horaire court jusqu’à la fin de 2030 pour les installations certifiées avant 2024. C’est une échéance fixe, et elle se prépare.
Mis à jour le 14 septembre 2026
Ce que « par plage horaire » veut dire
Jusqu’ici, le compteur qui tourne à l’envers se lisait sur l’année : ce que vous injectiez en juillet compensait ce que vous preniez en janvier. Avec la nouvelle structure, la compensation se fait à l’intérieur de chaque plage tarifaire.
Autrement dit, l’électricité injectée à 13h compense ce que vous prélevez pendant des heures de même nature, pas ce que vous tirez à 19h. Une production qui part au réseau en plein midi ne rachète plus une consommation du soir.
Le dispositif reste ouvert jusqu’à la fin de 2030 pour les installations certifiées avant 2024. Ensuite il s’arrête, et il ne se remplace pas.
Le gain ne se joue plus sur l’année, il se joue sur la journée
Tant que la compensation était annuelle, l’heure à laquelle vous consommiez n’avait aucune importance. Elle en a maintenant, et elle en aura entièrement à partir de 2031.
La conséquence est qu’une installation d’avant 2024 n’a plus pour objectif de produire beaucoup, mais de faire coïncider sa production et sa consommation. C’est un problème d’installation électrique, pas de panneaux.
Quatre ans, c’est court pour amortir une batterie et long pour repousser la décision. C’est exactement la fenêtre où le calcul se fait sérieusement, une fois, sur des relevés.
Ce qui se décide d’ici la fin de 2030
- Décaler la consommation vers le milieu de journée
- Le moins cher des trois leviers et le plus rentable par euro engagé : ballon, borne, lave-vaisselle, pompe à chaleur.
- Stocker
- Une batterie garde ce qui partait au réseau. Se décide sur relevé, jamais sur catalogue.
- Agrandir ou refaire
- Une installation tient son régime de sa date de certification. Toute modification se pose donc d’abord comme une question de régime, et se vérifie auprès du gestionnaire de réseau avant les travaux, pas après.
Ce que nous regardons sur une installation existante
- La date de certification, qui détermine le régime, et non la date de pose des panneaux.
- Le type de compteur, et si la fonction communicante est active.
- La courbe d’injection d’une journée claire, mise en regard de la courbe de prélèvement du soir.
- L’onduleur, son âge, et s’il accepte une batterie sans être remplacé.
- Le tableau, parce qu’une production qui doit piloter des départs suppose des départs pilotables.
Parlez-nous de votre installation
Décrivez ce que vous avez au tableau, nous disons ce qui est décalable et ce qui ne l’est pas. Par téléphone au +32 495 88 75 92 ou par le questionnaire.